Le centre de jour de la Clinique Sainte Elisabeth de Namur:

Comment fonctionne un trajet de soin pour les patients.

 

L'objectif du centre est d'établir un trajet de soins individuel, pour des patients présentant un psoriasis, qui soit compatible avec les activités professionnelles ou familiales grâce à une prise en charge multidisciplinaire et des soins regroupés.  Ceci permet à la fois d'éviter un séjour en clinique, d'améliorer la maladie et ainsi d'améliorer la qualité de vie.

Pourquoi ce centre?

Parce que la mauvaise observance d’un traitement, de quelque type qu’il soit, constitue un problème de santé publique en raison de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité qu’elle entraîne.  Celle-ci est liée à l’accroissement du risque d’échappement thérapeutique, de rechute, d’apparition de résistance et de la survenue de complications.  

La non observance thérapeutique est estimée pour le psoriasis entre 36 et 92%. Or, la clé de l’observance réside en une relation « médecin-patient » de qualité qui se pérennise dans le temps.  Cela implique une qualité d’écoute de l'équipe soignante, de la psychologue et du médecin afin de bien connaître la situation du patient et ses habitudes, cela implique aussi une empathie et une clarté dans la délivrance des explications.

Ainsi dans le centre de jour, l'équipe établit un plan de traitement individuel et un trajet de soins pour tous, enfants et adultes, par une prise en charge multidisciplinaire et favoriser des soins regroupés afin d'améliorer leurs gestions, la qualité de vie du patient et aussi la compliance.

Comment y arriver?

Il faut une prise en charge psychologique systématique des patients par des entretiens fréquents et judicieusement orientés.

Il faut une identification complète et précise des situations individuelles et familiales qui permettent une prise en charge par la psychologue ou l'assistante sociale des problèmes concrets.

Il faut organiser, autour du patient, un environnement qui maintienne au maximum dans son esprit le sentiment de normalité.

Il faut intensifier certaines prises en charge plus spécifiques susceptibles d’alléger la maladie et les contraintes les plus pénibles.

Comment ça marche?

Lors des consultations individuelles avec le dermatologue, et en parallèle avec le traitement médical, en collaboration avec une psychologue, la prise en charge du patient psoriasique consiste à améliorer sa compliance au traitement, à améliorer sa motivation à faire face à son psoriasis, à améliorer ses relations sociales et par là à améliorer sa qualité de vie.  

Habituellement, la prise en charge médicale se fait de manière rationnelle mais pour le patient la prise en charge est plus émotionnelle et souvent inconsciente dans lequel la culture, l’éducation, les coutumes, les instincts jouent un rôle important. Ainsi, l’entretien motivationnel avec une psychologue est utile et nécessaire pour suivre un traitement, parfois fastidieux et régulier, ou pour lesquels les conséquences sur la vie quotidienne sont lourdes. Il faut donc instruire le patient et le motiver.  

Pour améliorer tant le volet médical que psychologique, le patient doit participer activement aux objectifs établis menant par exemple à une vie saine, arrêt du tabac, modération de l'alcool... Le but est de diminuer le poids et la charge d'un traitement à vie.  Pour cela, le rôle de la psychologue et/ou de l’assistante sociale est primordial en plus des soins médicaux prodigués

Ceux ci sont variés; tantôt il est proposé un traitement local à base de goudrons appliqué sur les plaques de psoriasis pendant quelques minutes suivit d'un passage sous une douche pour éliminer le produit.  Une séance de PUVAthérapie peut, dans certains cas, compléter le trajet de soins.  

Un bain est proposé pour certains, comprenant des sels mimant les sels de la mer Morte, suivi parfois d'une séance de PUVAthérapie.  En cas de psoriasis étendu, des traitements plus spécifiques sous forme d'injections de biologiques sont proposés et en cas de non réponse thérapeutique maximale, un traitement local peut aussi, en complément, être proposé.

Par ailleurs, pour nous améliorer dans la prise en charge, nous entreprenons différentes initiatives supportant et quantifiant la valeur ajoutée d’une telle approche

- par l’utilisation d’un questionnaire; évaluation faite par la psychologue du service lors de la première visite et à 6 mois.  Ceci nous permet d’objectiver l’évolution favorable (ou non) du patient sous traitement dans le cadre de sa prise en charge multidisciplinaire.

- par des mesures des facteurs de comorbidités par prise de sang, contrôle de la tension artérielle et contrôle du poids ce qui permet de diriger le patient vers d'autres confrères (endocrinologues, cardiologues, rhumatologues ou diététiciennes....)

- par des questions générales liées au psoriasis concernant l’état de santé, l’apparition de douleurs et/ou de démangeaisons, l’état du sommeil, l’impact sur la vie sociale et sur les activités journalières, sur la sérénité ou la tranquillité d’esprit, l’impact sur la séduction (vie sexuelle) ou sur la gêne occasionnée vis-à-vis des autres, l’ampleur de la surface atteinte et de la sensibilité des lésions.

Chaque patient répond à ces questions avant traitement, pendant et après traitement.  Ceci nous permet de contrôler la qualité des soins et d’évaluer le patient.

L'équipe tente également d'amplifier la communication par le biais de la réalisation de séminaires donnés dans le cadre de l’Ecole du psoriasis et des groupes de parole entre les patients.

Ainsi nous espérons améliorer la prise en charge au bénéfice des patients.

Tel est notre objectif.

 

Docteurs : Olivier Vanhooteghem (Chef de service), Virginie de Schaetzen ,Ioana Cimpean

Psychologue :Maryse Napolitano

INFORMATIONS / Docteur Olivier Vanhooteghem, Chef de Service de Dermatologie

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