Psychothérapie

Un élément psychologique important est, dans plus de 40 % des cas, retrouvé comme un facteur de déclenchement de la première poussée de psoriasis et, dans 80% des cas, facteur de récidive ou d'aggravation.

Des symptômes physiques peuvent-ils être en relation directe avec une expérience émotionnelle ou l'expérience a-t-elle induit un comportement qui cause les symptômes ?

Nous voyons l'incidence de l'aspect psychoaffectif sur le déroulement de la maladie mais ceci implique également la nécessité de prendre cette dimension en compte dans un traitement global où tout le sujet qui cherche à se dire doit être rencontré.

Atteint d'une affection chronique, récidivante sans espoir de guérison rapide le patient psoriasique a tendance à cacher ses lésions pour éviter le jugement désapprobateur des autres dont l'ignorance entraîne une attitude de rejet ou de dégoût.

La peau tout en étant une enveloppe, une barrière, est l'organe le plus profond de notre organisme, comme le dit Paul Valéry. Ce faux dehors ne se disjoint pas du dedans.

Les drames de la profondeur montent à la surface et s'y reconnaissent en même temps qu'ils l'enflamment. C'est aux frontières qu'éclatent les conflits !

Platon pressentit déjà le lien étroit qui existe entre certaines maladies de la peau et celles de l'esprit : "c'est donc l'âme qui doit être traitée en premier lieu et avec la plus grande sollicitude, pour que la tête et le corps s'en trouvent soulagés". Tenir compte d'emblée de tous les paramètres dont la psyché enrichirait l'individu d'une autre dimension, celle de la découverte d'une autre partie de lui qui n'a d'autre moyen de s'exprimer que le psoriasis.

Le psoriasis se complique d'une composante psychosomatique. C'est la raison pour laquelle, pour certains sujets, une psychothérapie bien menée peut être l'adjuvant indispensable à la maîtrise de la maladie.

Ce n'est pas sans mérite que les animateurs du GIPSO informent, cherchent à renforcer le dialogue médecin-patient et tendent éventuellement à réconcilier les personnes atteintes avec le corps médical dont parfois elles désespèrent.


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